CNO et Commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté de Paris

Plusieurs prisonniers révolutionnaires viennent de recevoir une ordonnance pour leur signifier la saisine à leur encontre de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté de Paris. Cette commission a ordonné le placement de ces prisonniers politiques pour une durée d’au moins six semaines dans le Centre National d’Observation. aux fins d’une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité.

Nous ne pouvons que constater et déplorer notre manque d’expressions politiques autour de cette mesure.  C’est un quasi silence. Pourtant la mission de ce CNO occulte la dimension politique des engagements des camarades. Pour l’Etat, seul un trouble psychiatrique peut expliquer une opposition à son ordre comme le montre la mission de l’expertise médicale ordonnée contre les prisonniers.

(Extrait de la mission de l’expertise médicale)
– Analyser les dispositions de la personalité du condamné dans les registres de l’intelligence, l’affectivité et la sociabilité et apprécier les dimensions pathologiques éventuelles, faire ressortir les facteurs familiaux, personnels et sociaux ayant pu influencer sur le développement de sa personnalité.

– Préciser son évolution entre le moment des faits et aujourd’hui.

– Apprécier l’état de dangerosité actuelle du détenu.

– D’une façon générale, fournir toutes données utiles à la compréhension du mobile des faits et le cas échéant de son traitement.

Ce dernier point est particulièrement illustrant en sachant que les mobiles des faits sont politiques !!! Comment deux docteurs en médecine vont-ils appréhender cette aspect ?

D’autres point de l’ordonnance donnent à réflexion :

– examiner la pertinence du projet au regard de la situation des victimes (etat de l’indemnisation, conséquences éventuelles de l’aménagement envisagé par les victimes, …)

– donner son avis sur la position du condamné à l’égard des faits et de la condamnation et se prononcer sur l’état de réflexion à ce sujet.

Notre combat pour la libération des prisonniers révolutionnaires est un combat politique et c’est pourquoi nous devons nous opposer à la loi imposant le CNO aux prisonniers politiques.

Article paru sur http://liberonsgeorges.over-blog.com/  le 21 juin 2008